16 mai 2009
c) les oiseaux se cachent pour se maudire (de Chamberlin l'enchanteur)

"Epervier chapeau de rat...La limande n'y est pas.
Si cette bête y était...elle me mangerait !" chantonna le pincé pinson.
Je ne suis pas collé-monté. Non de non ! Mais un collé-serré avec ce parapluie n'est pas de refus.
Je sais, il ne pleut pas. Mais qui a décidé qu'un parapluie ne pouvait pas être utilisé sèchement quand il ne pleut pas ?
Pluie qui mouille ne ramasse pas la rousse !
Et la rousse là-bas elle me plaît. Oui, elle et son popotinde danseuse du Moulin Rouge-gorge qui se balance, qui se dandine...Ah la coquine !
La rousse là-bas, elle me plaît alors je joue à l'élégant roublard des parachapotés !
"Y'a de la place pour trois là-dessous !
- Pour trois ? me demanda-t-elle,
> Oui ! Pour trois ! Toi...
- Oui...
>Moi...
- Oui...
>Et...
- Allez lâche-la ta pastille à Valdaquin !
> Et ton rouge-gorge d'arrière train pardi !"
Je vous laisse deviner la suite. Une prise de becs suivie de noms d'oiseaux.
15 mai 2009
b) j'ai massacré tout un pays
« Dis-moi ce que tu vois ici.
-Vous n’avez pas l’air convaincu par ce que je vous dis, n’est-ce pas ?
-Dis-moi ce que tu vois pour l’instant…Ne réfléchis pas.
-Votre lueur…Elle m’exaspère. Vous ne me croyez pas.
-S’il te plait…
-…Je vois comme une forêt qui défile, je vois une odeur de mousse, je vois un vent qui passe au travers des feuilles et les fait craquer jusqu’à plus soif.
Si vous le tournez et retournez dans n’importe quelle inclinaison, vous verrez ça.
C’est plus fort que tout, ça défile, ça passe, ça donne le tournis.
D’un côté ou de l’autre, c’est la même chose. Une cascade de verdure qui se dilue dans le ciel noirâtre.
Je vois des vallons au loin, des bois encore à travers eux. Il fait froid à l’extérieur mais à l’intérieur ça brûle. Ça brûle les mains. Même les figures blêmes rougissent à la vue de ceci.
Le souffle de ce paysage devient haletant. Oui, il respire, il bave d’envie.
Dissimulé sous le parterre des couleurs mourantes, un oiseau…Il pépie, ce qu’il voit lui plaît mais il n’est pas là. Pas vraiment là.
Je vois les habitations se faire plus rare. De temps en temps, j’en vois une abandonnée. J’ai envie de me lover dans un de ses recoins sombres, chaleureux et silencieux. Sans âme pour perturber l’esprit.
Je la vois transpirante sous son corset.
Ces yeux roulent, se ferment…Elle respire plus fort.
Fielleuse…Messaline…
Tu es loin mais je te vois. Tu es caché par cet écran qu’est la vitre. Tu es en mouvement, face à ce paysage.
En réalité, je me trompe…La Terre ne tourne pas, elle ne défile pas. C’est cet écran qui file. Il fuit !
C’est ça va-t-en !
Je vois la perte, je vois l’ennui, je vois le regret… »
J'ai massacré tout un pays ( David LAFORE )
14 mai 2009
Exquis cadavres de palabres [ petit a) ]
Extrait de la nouvelle perpétuelle "Perséphone" suivi d'un second issu d'un projet audio/texto/iconographique "Pajarillo et le théorème du quotidien" [que je me dois de continuer coude que coude et maille qui m'aille !].
Je ne savais pas comment commencer à manger le melon de Mélie.
Alors j'ai pensé que l'absurdité de ces cadavres exquis à 4 mains ferait un bon "petit a)"
a) le melon de Mélie se mange dans le sens des aïgus d'une montre et sans modération !
10 mai 2009
En construction
->C'est pour bientôt...faut juste que j'affute mes crayons et que je règle mon oeil mécanique et je ferai vivre ce petit bout de bidule qu'est le mélo de Milie<-
Les pirates ont pris le navire !
Pour l'instant je sers de friture aux jambes de bois...Je dois vous laisser la mer m'appelle !

